Si C'ÉTAIT L...

de N. Musilli et E. Pinto

LE PITCH

Benjamin et Raphaël vivent en colocation depuis 4 ans, suite à la mort de leur meilleure amie, Laura, dont ils étaient secrètement amoureux. 

Un matin, alors que Ben est sorti, la nouvelle voisine du dessus vient frapper à la porte pour emprunter du café… 

Elle ressemble trait pour trait à Laura.

LA NOTE DES AUTEURS

« Si c’était L…  », C’est d’abord une histoire d’amitié. Celle de Nico et Manu, beaucoup…

Celle de Ben et de Raph aussi, forcément.

Nous nous sommes connus à l’Acting Studio, il y a quelques années de cela. A cette époque nous sortions beaucoup…Un peu comme pour revivre ensemble une adolescence que nous avions vécu chacun de notre côté la première fois.

Lors de nos sorties, nous nous sommes très vite rendu compte que nous voulions tous les deux écrire et que pour nous, les belles histoires, c’était forcément celles qui nous faisaient rêver bien sûr, mais aussi qui réussissaient en plus à nous faire rire et réfléchir… C’est ainsi que nous avons eu l’idée d’entreprendre l’écriture de « Si c’était L… ».

Au début, malgré notre envie, nous n’avions qu’une seule certitude :

Manu, c’était le cynique. Nico, c’était le potache…

Nico et Manu

-« Et pour le reste, par où commencer ? »

-« Par les sujets qui nous touchent bien sûr ! Comme l’amitié, l’amour ou la mort par exemple… »

-« Ok. Mais il faudra que cela se passe sur fond d’adulescence alors parce qu’après tout, cela représente notre génération et finalement on en parle pas assez ! »

-« Et cette histoire sera comment ? »

-« Elle devra être intime mais pas mièvre, sensible mais drôle aussi, parfois… Elle sera issue du quotidien, mais avec sa part de fantastique… Comme la vraie vie quoi !… »

-« Ok pour ça aussi. Mais comme on est fans tous les deux de cinéma et de séries TV, il faudra aussi mettre dans cette pièce tous les ingrédients qu’on aime comme le rythme, l’action ou encore les rebondissements… »

-« Très bien !…Et ce sera quoi son but ? »

-« Franchement ? Donner au spectateur l’impression qu’il vient s’asseoir dans un grand salon pour assister, un peu comme chez lui, à une scène de vie mélangeant le tragique à la comédie pour finalement vivre, pendant 1h15 environ, le dénouement d’une histoire d’amour et d’amitié jusque là immobilisée par la mort d’un des 3 personnages. »

-« Ok pour ça aussi bien sûr ! Mais il faudra absolument que la réponse finale aux questions qui se croiseront, rebondiront et même s’intensifieront tout au long de « Si c’était L… » apporte au spectateur, une fois sorti de la salle, d’autres réflexions, tant sur ce qu’il vient de voir que sur sa propre histoire… »

– Nicolas Musilli & Emmanuel Pinto –

LA PRESSE EN A DEJA PARLÉ

SI C’ÉTAIT EUX…

Loin des mœurs du théâtre institutionnel, deux auteurs-acteurs ont créé Si c’était L., tragi-comédie romantique reprise actuellement à l’Acte 2 théâtre.

« Si Claude Allègre avait été ministre de la culture, il aurait sûrement traité le théâtre de «mammouth». Mais plutôt que de le dégraisser, il mériterait surtout d’être plus échevelé et hirsute. L’esprit qui a animé l’équipe de Si c’était L… pour créer leur comédie romantique n’a cependant rien d’un acte militant. Pas de théorie, mais plutôt du «faire», du culot et une culture qui n’est iconoclaste que pour les gardiens du temple théâtral. Emmanuel Pinto et Nicolas Musilli ressemblent aux deux personnages qu’ils se sont écrits : de jeunes adultes qui ont gardé une part d’adolescence, élevés au cinéma américain, aux séries télé et aux jeux vidéos.

On peut même voir le pitch de la pièce comme une métaphore de cet entre-deux : la fille dont ils étaient amoureux, morte dans un accident de voiture, «réapparaît» trois ans plus tard sous un nouveau nom, voisine du dessus au comportement franc du collier bousculant l’équilibre léthargique dans lequel les deux colocataires s’étaient lentement lovés. Éternel retour de l’aimée ou nostalgie d’un temps qu’on rêve d’arrêter dans une adulescence fragile ? Mais achtung ! Si c’était L… n’est pas un pensum, juste une comédie qui choisit de rire à coups de répliques bien senties des drames existentiels qui s’invitent à l’improviste dans le quotidien.

Au service de l’histoire

Pinto et Musilli disent que cette idée de pièce leur est venue presque simultanément. Emmanuel devait donner forme aux idées lancées lors de leurs nombreuses discussions, mais c’est finalement Nicolas qui, en une semaine, rédige la première version de la pièce. Cette symbiose-là est le fruit d’une vraie rencontre, en cours de théâtre puis dans la vie, qui a longtemps attendu avant de trouver son expression juste. Au spectacle à sketches initialement envisagé, ils préfèreront donc raconter une histoire, une vraie, avec des twists inattendus, des personnages forts et proches du public qu’ils veulent séduire, qui leur ressemble et qui n’est pas forcément abonné des scènes de théâtre. Si c’était L… a trouvé un bon refuge à l’Acte 2, nouvelle scène sans œillère, et son parfait metteur en forme en la personne de Jacques Chambon. Intelligemment, il a compris que la mise en scène devait servir le texte et les acteurs, plutôt que de se servir d’eux ; position discrète en adéquation avec le projet, celui d’un théâtre réaliste aux dialogues colorés, un théâtre du sujet plutôt qu’un théâtre à thèmes, qui croit dans ce qu’il raconte et n’use pas d’artifices pour détourner l’attention du spectateur. Objectif : «Voir une pièce comme on regarde un film.» Si on faisait une petite place à ces projets-là dans le théâtre d’aujourd’hui ?

– Christophe Chabert – (LE PETIT BULLETIN  du 18 au 24/02/2009)

Une tragi-comédie-fantastique !

Avec Si c’était L, Acte2 Théâtre reprogramme 14 représentations d’une pièce qui, l’an passé, a déjà prouvé son efficacité auprès d’un public de « trentenaires de 16 à 45 ans » !

Au départ, nous avons 3 « potes de chouille », comprenez : trois gais lurons qui, au gré des soirées festives qu’ils partagent, deviennent très proches. Il y a Raphaël le cynique, Benjamin le potache, et leur meilleure amie Laura… dont ils sont tous deux tombés amoureux sans s’en rendre compte (et elle aussi d’ailleurs). Hélas, un soir où Laura les ramène en voiture d’une nouvelle équipée nocturne, c’est l’accident. Elle meurt, eux non. Alors, pour affronter cette « amputation sentimentale », ils se resserrent encore les lient et deviennent colocataires. Mais en s’interdisant désormais d’évoquer la disparue, qui survit comme un fantôme entre eux. Jusqu’au jour où se présente une nouvelle voisine, qui ressemble trait pour trait à Laura !

Quand l’humour s’ajoute à cette spirale infernale

Mais alors que le spectateur commence à se demander qui peut bien être cette mystérieuse voisine, le voilà emporté par un rythme soutenu de comédie. C’est l’originalité de cette « tragi-comédie fantastique », qui le doit à sa co-écriture par les 2 acteurs masculins : Emmanuel Pinto et Nicolas Musilli. « On s’est trop marré à écrire cette pièce, nous percutons sur les mêmes choses ! » A croire que ces trentenaires (qui, entre 2 séances de travail, « se mettaient une race à la console »), auraient mis de leur vécu dans les personnages… « C’est vrai qu’ils leurs ressemblent un peu », confirme Jacques Chambon, qui signe là une mise en scène « classique », lui qui a pourtant démontré une certaine expertise en magie, en incarnant Merlin dans la série Kaamelott. « C’est en effet sur les relations entre les protagonistes que j’ai focalisé mon travail, car on s’y reconnaît vraiment ! »

C’est au théâtre d’aller vers les gens !

Il faut dire que nos deux compères ont une culture commune : de même que Julie Richard (dans le rôle de Laura), ils se sont rencontrés il y a 10 ans à l’école lyonnaise d’acteurs Acting Studio, où ils se sont révélés de bons compagnons de sorties ! « Nous voulions ainsi traiter de l’adulescence : car contrairement aux séries comme Friends, cette notion est trop peu abordée en France. Elle décrit pourtant toute une génération, ceux qui sont aujourd’hui trentenaires et qui en grandissant ont gardé ce goût enfantin du jeu, tout en intégrant les souffrances réelles qu’apporte la vie d’adulte ». Une inspiration des séries américaines qui s’est aussi traduite dans la forme : « nous avons voulu amener un bout de cinéma sur le plateau, car nous en avons marre de ce fossé qui sépare, notamment chez les jeunes, la scène du 7ème art. C’est pourquoi cette pièce est écrite comme un scénario, avec une vraie histoire », explique Emmanuel Pinto. Le public est donc accueilli comme dans son salon, avant d’être « sollicité émotionnellement » durant 1h15. Car derrière le ton léger se trouve une certaine réflexion sur le deuil. Mais soyez rassurés : pour le coup d’essai l’an passé, Si c’était L a reçu un bel accueil.

Voilà autant de raisons d’aller vérifier comment une succession d’instants troublants du quotidien prennent sens seulement à la fin… « un peu comme le film Le sixième sens, mais sans Bruce Willis », prévient Nicolas Musilli !

-DAVY LORANS – (du 11 au 24/02/2009)

« Qui est Laura? Morte dans un accident de voiture en raccompagnant ses deux meilleurs potes après une soirée trop arrosée. C’est la version officielle, mais si tout cela n’était pas vrai?  A la fin de la pièce on ne sait plus. Le vrai, le faux. Le rêve, le réel. On s’est promené du rire aux larmes dans une histoire qui rebondit sans cesse, où deux amis, colocataires endurcis, s’étaient promis de ne jamais,  jamais plus, rouvrir le couvercle de plomb vissé sur leur lourd secret : Laura est morte. Et tout le reste est enfermé avec, sous le couvercle  : ce qu’ils n’osent pas dire, ce qu’ils n’osent même pas penser, même pas s’avouer à eux-mêmes et qu’ils finissent pas se jeter à la figure comme des sales gosses qu’ils sont.  Qui aime qui dans l’histoire? Un petit grain de sable est venu  déranger toute cette belle mécanique célibataire. Laura est revenue. « Laura » non, bien sûr, mais « Léna » qui lui ressemble terriblement. « Ben » et « Raph » se déchirent avec une férocité dont seuls les vrais amis sont capables. Julie Richard en « Lena » est étourdissante de sincérité. Pour leur premier coup d’essai, Nicolas Musilli et Emmanuel Pinto ont écrit une pièce troublante, une histoire qui dérange, qui se promène aux frontières du réel, légère et grave. Qui vient, l’air de rien, titiller le spectateur  bien plus qu’il n’y paraît, sur ses propres vérités. Pour quelques jours à l’Acte 2, pour ses premières présentations publiques, et ensuite, si le succès en veut, pour une programmation la saison prochaine. »

– Pierre Gandonnière – (LYON CAPITALE 10/04/08) 

« Raph, administrateur d’une société de jouets, et Ben, organisateur d’événements, vivent en colocation depuis que leur meilleure amie, Laura, est morte dans un accident de voiture dont ils se sentent responsables. Depuis 4 ans, la vie s’est presque arrêtée pour eux, préférant, vivre au jour le jour, comme des adulescents, avec comme seules occupations les sorties en boîte ou dans les bars, leur école de tir au pistolet et leurs jeux vidéo. Si leurs attitudes dans le quotidien semblent révéler une vie intérieure peu intense, voir potache, il va très vite s’avérer que les 2 meilleurs amis du monde sont en fait particulièrement affectés par la mort de Laura, dont ils avaient fait la connaissance quelques années plus tôt et dont ils sont tombés éperdument amoureux depuis, sans jamais oser l’avouer aux autres, de peur de rompre le « Trio infernal » ».

(LYON MADEMOISELLE  – AVRIL 2008)

« Amis à la ville, Nicolas Musilli et Emmanuel Pinto ont écrit à quatre mains une pièce destinée à la scène : «Si c’était L…». Ils incarnent deux colocataires sans autres ambitions que les plaisirs du quotidien depuis la mort accidentelle de leur meilleure amie quatre ans plus tôt. Leur destin bascule le jour où la nouvelle voisine cogne à la porte… Une «comédie qui tire vers le surnaturel», selon Jacques Chambon metteur en scène de la pièce (et accessoirement «Merlin» dans la série Kaamelott). »

(LYON PLUS – 10/04/2008)

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